Mais aussi construire progressivement un système complet de recherche, en particulier fondamentale, qui doit lui permettre de « fabriquer » et de maintenir chez lui les intellectuels, les techniciens, les producteurs dont il a besoin et de se rendre ainsi plus indépendant des impérialismes économiques, politiques, culturels. Mais qu’est-ce qu’une recherche expérimentale peut établir, et qu’est-ce que l’on peut en attendre exactement ? Les scientifiques universitaires, africains et étrangers, sont isolés, avec peu de moyens. Le texte de cet exposé, dont le but Le jour où l’Afrique noire sera capable d’avoir une recherche fondamentale autonome, le jour où le monde arabe reprendra totalement confiance en ses propres capacités intellectuelles pour construire un système moderne de recherche, n’y aura-t-il pas des productions originales dont le monde entier profitera ? Tous les responsables politiques, du Sud comme du Nord, admettent que les réussites et les échecs du développement d’un pays découlent pour beaucoup des choix, politiques, socio-économiques, culturels, techniques qu’il fait, que fait son gouvernement... ou qu’il se laisse imposer. La recherche scientifique, facteur de développement. D’où tient-elle ce pouvoir ? Là où elles ont été remplacées par des structures nationales, celles-ci, trop souvent, ne fonctionnent pas bien faute de compétence ou de continuité. Les sciences ont pris le caractère d’une recherche où l’on ramène toute question à des données expérimentales. Une priorité pour les pays du tiers-monde. Beaucoup d’erreurs de développement ont été commises au cours de ces vingt dernières années : déplacements de populations vers des zones infertiles, développement excessif de la pêche sans connaître les ressources disponibles, irrigation sur des sols mal connus, avec des eaux mal connues, le tout conduisant à une dégradation rapide des sols, infrastructures de santé inadaptées aux habitudes populaires, etc. La recherche vise évidemment à produire des connaissances scientifiques. Certains responsables ont cru pouvoir fonder des choix d’actions sur des recherches trop succinctes et trop rapides. Malgré les, Uniquement disponible sur LaDissertation.com, Le comportement des internautes face aux moteurs de recherche, Gesttion de la relation client: l'importance de la motivation du personnel front office dans les sociétés de service, Importation De Thon En Conserve Dans L'Union Européenne En 2008, Un déclin alarmant de l'intérêt des jeunes pour la recherche scientifique et mathématique, Que Recherchent Les Fmn Dans Leurs Stratégies De Localisation Internationale, Que Recherche Les Fmn Dans Leur Strategies De Localisation, Quelle est l'importance des didascalies dans les textes du corpus. Tout d’abord, donner aux chercheurs et aux techniciens africains de la recherche de bons statuts et des salaires corrects, voire privilégiés. La recherche scientifique, facteur de développement. et les objectifs du développement variés, mais l'important est le principe même de la coopération à des fins scientifiques et techniques en vue de la création d'un mécanisme permettant de renforcer la coopération scientifique dans l'avenir. C’est sous le parrainage du Premier ministre, Nagib Mikati, que le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS) a célébré hier son jubilé d’or. Dans la mesure où une question peut relever d’une expérimentation et devenir une question expérimentale, alors on considère qu’elle devient une question scientifique. Ensuite, la programmation scientifique des équipes et des instituts doit être établie et la réalisation contrôlée par les gouvernements africains. Ainsi, tous les pays du tiers-monde ont besoin d’une recherche scientifique qui leur permette d’atteindre quatre types d’objectifs : • connaître leur propre milieu : physique, biologique, humain ; leurs richesses et leurs faiblesses, leurs potentialités et leurs manques ; • apprendre à valoriser ce qu’ils ont et ce qu’ils sont. Un effort important d’appui à la recherche scientifique nécessaire au développement des pays du tiers-monde est fourni par les pays développés. Enjoy the videos and music you love, upload original content, and share it all with friends, family, and the world on YouTube. La recherche doit contribuer à asseoir cette indépendance, en particulier dans les domaines de base que sont l’alimentation, la santé, les matières premières, l’énergie, les technologies modernes élémentaires, la culture. Mettre en place des procédures de sélection à l’entrée dans les corps de la recherche, puis d’évaluation des recherches réalisées par chacun ; cela n’existe nulle part en Afrique noire francophone. On doit regretter de voir des milliers d’intellectuels asiatiques, arabes, africains, sud-américains n’avoir actuellement d’autre solution que de rejoindre les laboratoires du monde développé, et donc de se soumettre à leurs modes de pensée. La recherche sur la La recherche scientifique est essentielle à la production de nouvelles connaissances afin de mieux comprendre un phénomène, soit la COVID-19 dans le cas actuel, sa provenance, ses modes de transmission et son traitement. Faire de la recherche, c’est d’abord partir d’un problème, d’une question : c’est construire le problème. Au vu de ces expériences, on peut proposer quelques bases pour des stratégies de réussite. Le tribunal estime que Monsanto viole le droit à un environnement sain, à l’alimentation, à la santé et à « la liberté indispensable à la recherche scientifique ». Avec tout l’intérêt que présente une coopération institutionnelle plutôt qu’individuelle. Et les institutions responsables du développement, qu’elles soient africaines ou étrangères, publiques ou privées, se préoccupent peu des résultats de la recherche pour élaborer leurs projets de développement. De plus, ces structures nationales connaissent souvent de graves difficultés financières, au point que les dépenses en personnel peuvent représenter la quasi-totalité de leur budget, les moyens de fonctionnement étant dérisoires. ; mais il reste à évaluer sur les résultats concrets de cet important travail ; 2) Le financement d’instituts et d’équipes de recherche des pays du tiers-monde : des sommes non négligeables sont déversées par les Etats développés et par les institutions internationales, essentiellement sous la forme d’équipements de laboratoire ; là aussi, il faut s’interroger sur les motivations de cette aide et sur ce qui est fait de ce matériel ; 3) La réalisation conjointe de programmes de recherche : des chercheurs, voire des équipes scientifiques, des pays développés travaillent en collaboration étroite avec des équipes scientifiques des pays du tiers-monde ; malheureusement, c’est la forme la moins développée de l’appui international ; c’est pourtant la plus intéressante, la plus responsabilisante de part et d’autre ; 4) La réalisation, par des équipes scientifiques des pays développés, de recherches autonomes : elles se déroulent dans les pays du tiers-monde, sur des sujets qui les intéressent, mais elles sont de la seule et complète responsabilité des pays développés. Ils mènent leurs travaux au sein des universités, des grandes écoles, des organismes publics et des entreprises françaises. Fréquemment, il ne contribue pas à développer des équipes locales. Ils y font alors beaucoup plus de gestion que de recherche, y perdent rapidement toute capacité à devenir eux-mêmes des chercheurs confirmés, et il faut se tourner vers la coopération internationale, française ou autre, pour faire la recherche elle-même. L’importance de la recherche scientifique à l’université A l'université, la recherche scientifique permet aux étudiants d'approfondir leurs connaissances. La recherche universitaire a été trop souvent négligée. Mais ces connaissances peuvent prendre des formes diverses : il peut s'agir de publications, de rapports, de brevets, de communications orales, etc... Enfin, ces connaissances peuvent être incorporées dans de nouvelles machines, de nouveaux instruments ou dispositifs. La science et la recherche sont fondamentales à l'accomplissement de la mission de Santé Canada, qui est d'aider les Canadiens et les Canadiennes à maintenir et à améliorer leur état de santé. Au lendemain de l’indépendance, l’Etat a tenté de prendre en main le secteur de la recherche scientifique avec l’élaboration du 2 ème plan national de développement économique et social grâce auquel le CNRS (Conseil National de Recherche Scientifique) fut créé. Malheureusement, plusieurs étudiants congolais ne donnent pas assez d'importance à cet exercice. Le comportement des internautes face aux moteurs de recherche Plus de 9 internautes sur 10 réalisent chaque mois des requêtes sur un moteur, la recherche, Histoire et importance de l’aspirine Des plantes médicinales à la synthèse chimique de l’aspirine : Il y a quatre mille ans, dans la pharmacopée sumérienne, GESTION DE LA RELATION CLIENT : L'IMPORTANCE DE LA MOTIVATION DU PERSONNEL FRONT OFFICE DANS LES SOCIETES DE SERVICES Le but de chaque société est, AD de Chimie Histoire et importance de l’aspirine Des plantes médicinales à la synthèse chimique de l’aspirine : Quatre mille ans d’Histoire !! Poser philosophiquement ces questions oblige à se demander à quel genre de finalité obéit une science qui veut être une recherche expérimentale. Chaque pays, ou groupe de pays pour les plus petits, doit savoir combiner deux stratégies : construire sa recherche en complémentarité de ce qui se fait ailleurs et ne pas refaire ce qui est déjà fait. Les relations entre les instituts africains et français et les universités africaines sont insuffisantes : c’est le résultat de méfiances réciproques, en partie héritées des traditions françaises. De plus, les universités, les industries et les gouvernements unissent leurs efforts de recherche scientifique, ce qui reflète bien l'importance que la société accorde à la R-D. Les pays industrialisés utilisent une bonne proportion de leurs ressources nationales pour la R-D, à un niveau tel que ce financement est devenu une importante question politique. C’est là une garantie de qualité des coopérants et un engagement, pour les instituts du Nord, d’apporter les collaborations intellectuelles et financières indispensables. La moisson de l’année 2016 fut particulièrement riche sur les questions de valorisation des résultats de la recherche scientifique, expliquant ainsi la longueur exceptionnelle de cette chronique. Véronique Halloin, Secrétaire générale du F.R.S.-FNRS : « Le métier de base du FNRS » Véronique Halloin présente les activités du FNRS : encadrement de près de 2.000 chercheurs, organisation des appels et des commissions scientifiques, sélection des experts, soutien à la mobilité, mise au point permanente d’une politique scientifique et entretien des réseaux internationaux. Elle constitue la première des conditions d’un développement maîtrisé localement. Etant donné l’effort exceptionnel de la France, la diversité de ses expériences de coopération scientifique, avec ses réussites et ses échecs, ce pays devrait mieux réfléchir à la manière de les valoriser. Dès que l’on peut obtenir des résultats expérimentaux, on considère que l’on a atteint le sol sur lequel une vérité peut être solidement établie : on alors des données précises et l’on n’est plus dans le domaine incertain des conjectures et des tâtonnements. A force d’être pressé, on a perdu beaucoup de temps, on a gaspillé beaucoup d’argent, on a conduit beaucoup de peuples dans des impasses dramatiques. Parmi les voies à creuser, celle de l’internationalisation des engagements est certainement essentielle. Il existe déjà, essentiellement sous quatre aspects : 1) La formation : des milliers de jeunes chercheurs sont formés chaque année dans les universités et dans les instituts européens, américains, soviétiques, etc. Finalement, du fait de toutes ces erreurs, la recherche scientifique en Afrique francophone est peu africaine ; elle reste très française, réalisée trop souvent par des équipes françaises, rarement franco-africaines. Les échecs, pourtant prévisibles si l’on avait pris le soin et le temps d’écouter les chercheurs, ne remettent pas en cause l’importance des financements que ces institutions reçoivent. Mais il y a aussi des expériences réussies (voir l’encadré « Deux exemples de réussite ») qui démontrent qu’une politique continue, enracinée dans le national et appuyée par la coopération, est possible et donne d’excellents résultats. Ce sont tous ces produits qui, en étant diffusé au sein de la communauté scientifiques, permettent au chercheur d'être reconnu par ses pairs, et de recevoir e… En plus du gaspillage scandaleux que cela représente, cette situation est fort décourageante pour les chercheurs. Mais il y a des priorités, des urgences, en fonction desquelles il faut savoir, peut-être plus que dans les pays riches, programmer avec beaucoup de rigueur, en tenant compte des connaissances déjà acquises, des recherches en cours un peu partout dans le monde et de l’accessibilité de leurs résultats. Il n’y a pas de recherche appropriée aux besoins des pays du tiers-monde. Mais l’agronome, lui, pourra s’appuyer sur les bases scientifiques solides de la génétique et de l’étude géologique et chimique des sols, bases qui auront été établies par des expérimentations. Ailleurs, on a laissé fonctionner des instituts contrôlés par la France, mais on a créé en parallèle des instituts nationaux que des chercheurs africains, tout juste sortis de leur thèse de troisième cycle, sont appelés à prendre en charge. 1La recherche scientifique, ses transformations et ses conséquences pour la société constituent des objets détudes privilégiés pour la sociologie et, plus largement, pour les sciences sociales. Malheureusement, plusieurs étudiants guineens ne donnent pas assez d’importance à cet exercice. La recherche scientifique s'est profondément transformée pendant ces cinquante dernières années, tant dans son organisation que dans ses méthodes, tandis que la fin de la guerre froide, la mise en cause de l'État-providence et la dérégulation des économies ont conduit, au début des années 1990, à un changement de cap : la recherche et la technologie sont conçues davantage … Les sciences se présentent sous la forme de la « recherche scientifique ». SI certains « géants » — l’Inde, le Brésil, le Mexique — ont acquis l’autonomie scientifique dans de nombreux domaines, tel n’est pas le cas de la grande majorité des autres pays du tiers-monde et, en particulier, de ceux de l’Afrique noire francophone, où se situe l’essentiel de l’effort de coopération internationale de la France. Mais si la recherche scientifique pour le développement des pays du tiers-monde est finalisée et si les problèmes à résoudre sont particulièrement urgents, on ne saurait se contenter pour autant de la simple application de recherches faites ailleurs. Elle constitue la première des conditions d’un développement maîtrisé localement. Chacun est aujourdhui à même de percevoir la manière dont nos modes de vies, nos formes dorganisations collectives, mobilisent ou incorporent des savoirs, des pratiques et des dispositifs issus de cette recherche. Dans les pays où les structures scientifiques héritées de la colonisation ont été maintenues (comme celles de l’ORSTOM), elles n’ont pas suffisamment joué le rôle qui leur revenait : former des chercheurs confirmés et des équipes scientifiques africaines solides ; c’est le résultat d’une méfiance réciproque qui se poursuit. Les acteurs de la recherche en France. Ce qui fait d’elles une « recherche scientifique » c’est le recours à l’expérience en tant que celle-ci est conduite scientifiquement, c’est-à-dire en tant qu’elle permet d’obtenir des résultats expérimentaux. nationalisation des structures en place avec une disparition rapide de la présence britannique, la substitution des chercheurs expatriés par du personnel de recherche local et un changement des orientations privilégiant les … Circonstance paradoxale, c’est aussi ce genre de travail qui a finalement les conséquences les plus sensationnelles ». Dans beaucoup de pays, la production scientifique reste, pour l’essentiel, celle des pays du Nord ; l’une des raisons en est que la démarche d’aide des pays développés (celle des responsables politiques, mais aussi celle des scientifiques) reste trop en continuité avec celles des époques coloniales. On peut cependant relever l'existence de quelques embryons d'une telle organisation, avec les lycées antiques, les écoles philosophiques, les universités médiévales, les monastères, ou le système du mécénat. Il appartient aux pays développés d’adapter leur coopération à ces principes, et non de pérenniser des relations de dépendance génératrices de gaspillage et de fuite des cerveaux. Pour le Tiers-monde, la recherche n’est pas un luxe. Parmi d’autres actes concrets, la création en Afrique de prix scientifiques mondialement reconnus serait très incitative. Elle a pour objet l'étude du rôle des matériaux constituant le sol et le sous-sol et des structures, Importation de thon en conserve dans l’Union européenne en 2008 L’équateur était le plus gros fournisseur de thon en conserve pour l’Union Européenne avec des, TAHIRI Hassan COURS D’INITIATION A LA METHODOLOGIE DE RECHERCHE MATIERES INTRODUCTION 1-La méthode de la recherche : généralités 2-Les stratégies de vérification 3-Le processus de. Aussi longtemps qu’un résultat expérimental indiscutable n’a pas été établi, il n’y a que des idées jetées en l’air ou, au mieux, des tâtonnements empiriques et des règles d’usage sans fondement. Installations de recherche De nos jours, la recherche scientifique est onéreuse. Celle-ci se porte garante d’un savoir et lui donne sa certitude. En réalité, la formation des jeunes chercheurs africains est inadaptée : la plupart sont formés à l’étranger ; leurs sujets de thèse ne sont pas ancrés dans les réalités de leur pays ; durant leur séjour à l’étranger pour la réalisation de leur thèse, ils n’ont aucun contact avec les structures scientifiques nationales ; quand ils reviennent, ils ne trouvent pas les équipes scientifiques au sein desquelles ils pourraient apprendre et réaliser concrètement leur métier de chercheur au service de leur pays et des pays voisins. Les buts à atteindre sont donc clairs et précis. Elle seule vérifie, confirme ou infirme des hypothèses. Tout autre savoir resterait dans le domaine des croyances, des conjectures, des interprétations, des spéculations, des impressions ou des leçons que l’on tire de l’expérience, c’est-à-dire de ce qu’on a vu ou cru voir et constater.