Exsangue économiquement et isolée politiquement du reste de l'Alsace, Strasbourg se trouve dans l'incapacité de défendre sa souveraineté face à la France[44]. Le n° 14 hébergeait le Centre des Transmissions de Strasbourg (43e régiment des Transmissions). Le 6 mai, Henri II quitte Saverne et se rend à Brumath où il passe la nuit. En Alsace, le front se stabilisant sur la crête des Vosges, Strasbourg devient une place de ravitaillement et une « ville hôpital » dotée d'une quarantaine de Festungslazarett ( Hôpitaux militaires) afin de pouvoir prendre en charge des dizaines de milliers de blessés[88]. Le canal longe le front méridional de l'enceinte strasbourgeoise où il est couplé à une digue qui permet de mettre en inondation les terrains lorsque les vannes du Barrage Vauban sont closes hermétiquement. Trois ans plus tard, en 1843, le maire Georges-Frédéric Schützenberger reprend l'idée mais d'une manière plus modeste en se contentant d'intégrer dans une nouvelle enceinte septentrionale deux nouveaux quartiers à édifier autour des parcs des Contades et de l'Orangerie avec un fortin protecteur sur les collines de Schiltigheim. Les effectifs à sa disposition sont peu importants, le régiment du 87e de ligne laissé par le général Patrice de Mac Mahon et six compagnies d'artillerie, à savoir le régiment des pontonniers habituellement stationné sur place en temps de paix. Les Fortifications de Neuf-Brisach, Neuf-Brisach Picture: Port de Strasbourg - Check out Tripadvisor members' 782 candid photos and videos of Les Fortifications de Neuf-Brisach L'enceinte urbaine qui avait enduré les bombardements prussiens lors du siège de Strasbourg était composée d'éléments disparates issus d'ajouts successifs. enceinte du … Après l'extension de la ville vers le nord, la Porte des Bœufs, aussi connue sous le nom de Rindshüterthor (Porte des Tanneurs), est remplacée en 1322 par une tour cochère dénommée Pfennigturm (Tour aux Deniers) faisant office de tour communale à l'image des beffrois du nord de la France. Lors du creusement d'un parking en face de la gare ferroviaire, à l'angle du boulevard du Président-Wilson et de la rue Wodli, des fouilles archéologiques ont mis au jour une portion longue de 200 mètres du mur d'escarpe, une partie de la porte de Saverne ainsi que les restes d'une petite tourelle pentagonale. Jusqu'au XIXe siècle, bien après la disparition des murs, la majeure partie du front nord de la première enceinte médiévale est marqué dans le paysage urbain par le cours du Fossé des Tanneurs. Au nord-ouest, l'enceinte intègre le parc des Contades et se rapproche ainsi de Schiltigheim. Les fronts oriental et méridional de la ville sont quant à eux sous la protection du bassin des Remparts et du canal de Jonction dont la fonction économique et portuaire est de relier le canal du Rhône au Rhin au canal de la Marne au Rhin[86]. Le nombre des places fortes doit cependant être limité car leurs coûts de construction et d'entretien sont considérables tandis que leurs garnisons immobilisent de larges effectifs loin des champs de batailles. La dernière utilisation de ce système remonte au siège de la ville lors de la guerre de 1870 qui opposa la France à une coalition allemande menée par la Prusse[54]. Peu après la capitulation, sur ordre de Louis XIV, Sébastien de Vauban (1633-1707) réside six semaines à Strasbourg afin d'inspecter les fortifications. À Strasbourg même, l'enceinte a bénéficié de quelques améliorations. Cinq de ces cuirassement ont été commandés à la société anglaise de Charles Cammell de Sheffield puis posés en 1878-1879[85]. Le jour suivant, le général Uhrich demande à Werder de laisser sortir les femmes, les vieillards et les enfants. À cette époque, d'après l'historien Tacite, trois légions sont stationnées dans la zone rhénane, la IIe, la XIIIe et la XVIe. La guerre déclarée le 19 juillet 1870 par la France à la Prusse se solde très vite par une série de désastres militaires français. Le fossé du Faux-Rempart est percé d'est en ouest par les portes des Juifs, de Pierre, de Spire et de la Douane (Zolltor), tandis que le quartier Finkwiller est desservi par les portes Sainte-Catherine, de l'Hôpital et des Bouchers ; la porte Saint-Étienne permettant d'entrer depuis le faubourg de la Krutenau[25]. Les bastions 16 à 17 appartiennent toujours à l'armée (Gendarmerie) tandis que le bastion 14 appartient à la municipalité et sert de local à des artistes[94] ; le tout est classé aux monuments historiques depuis le 2 avril 2009[95]. Malgré les destructions et les arasements du patrimoine architectural militaire, le paysage strasbourgeois reste ponctué de nombreux vestiges, les plus notables étant les Ponts-Couverts et le Barrage Vauban qui forment, à côté de la flèche de la cathédrale, les symboles visuels les plus pittoresques de la ville. En effet, Strasbourg constituait un endroit stratégiquement important pour la défense du Rhin . Vue sur le sud de Strasbourg, gravure datant de 1493. L'enceinte de Strasbourg est un ensemble de constructions militaires (murs crénelés, fossés, tours, bastions, forts) destiné à protéger la ville d'une attaque ennemie. Très vite l'empereur catholique quitte Strasbourg, ville passée au protestantisme en 1529, puis se rend à Metz qu'il tente de reconquérir mais en vain (octobre 1552-janvier 1553)[37]. La majeure partie des forts est dotée d'un « fossé sec » au nord et au nord-ouest de la ceinture car placés sur la crête des collines du Kochersberg. L'utilité normale d'un pareil ouvrage militaire autonome près d'une grande ville est triple. Ce fut à cette époque que Gutenberg , originaire de Mayence, vint séjourner à Strasbourg et inventa l’imprimerie à … Son troisième rôle est de surveiller la population et de bombarder les habitants en cas de révolte[n 5] mais, dans notre cas, la citadelle est trop éloignée de la ville car séparée par une esplanade[n 6], un Hôpital militaire[n 7] et des casernes. Déjà maître du Sundgau et des villes de la Décapole depuis 1648, le roi Louis XIV parachève, entre 1678 et 1681, l'annexion des seigneuries alsaciennes au territoire français dans le cadre de sa politique des Réunions. Ce chiffre va même en s'amenuisant au fil des semaines suivantes pour descendre à 3 500 personnels durant la Drôle de guerre. Le fort est ajouté après le projet initial de fortifications de Strasbourg qui découle de l’annexion de 1871. Cinq ans plus tard, en 1927, une seconde loi déclassifie le remblai défensif de la voie ferrée Strasbourg-Kehl qui enserre le quartier du Neudorf. La muraille est solidement construite, difficile à percer et à escalader. Au sud, sur la rive de l'İll, la Vellemans Burgtor permettait de passer au niveau de l'actuel pont du Corbeau. Privés d'utilité défensive, les forts strasbourgeois deviennent des camps de détention pour prisonniers de guerre déportés depuis le front oriental (Russes, Serbes, Roumains). Neuf-Brisach est connue pour ses fortifications réalisées au 17e siècle par le célèbre Vauban et classée à ce titre au Patrimoine Mondial de l’Unesco.Je dois dire que mon impression sur la ville est toutefois mitigée. La protection a d'abord consisté en un système de palissade en bois précédé d'un fossé complété par deux tours ou portes en briques. L'utilité de cette nouvelle voie navigable ouverte en 1681-1682 est triple. Sous les Carolingiens et les Ottoniens (VIIIe – Xe siècles), des donations royales transfèrent peu à peu à l'évêché la propriété du sol strasbourgeois ainsi que les revenus et les droits qui s'y rattachent. Les galeries des Ponts-Couverts étaient ouvertes vers la ville mais obturées vers l'extérieur par une paroi en bois percée d'archères et en cas d'attaque des herses barraient la route des navires. L'« Altstadt » (vieille ville) est le castrum romain où s'élève une cathédrale (peut-être dès le IVe siècle ) et la résidence de l'évêque. Aux alentours de l'an 12 av. Près de 500 immeubles sont détruits et 10 000 habitants se retrouvent sans abri. Pour ce faire, les forts sont établis à huit-neuf kilomètres du noyau urbain afin de le mettre hors de portée des canons de l'époque. En 1967, le paysagiste Robert Joffet a transformé cette friche militaire en un parc public arboré[57]. L'arrivée de la Legio VIII Augusta à Argentoratum n'est pas datée avec exactitude, probablement sous le règne de l'empereur Domitien, entre les années 85 et 90 de notre ère. Sur ce chiffre, onze forts sont situés en Alsace sur la rive gauche et trois sur la rive droite dans les environs de Kehl. La ville se trouve ainsi à l’abri d'une approche ennemie imprévue ou d'une trahison qui aurait pour résultat l'ouverture des portes de la cité par des habitants ralliés à la cause ennemie. Des fouilles menée sur le camp de sa précédente affectation, à Mirebellum près de Dijon, attestent de sa présence en Bourgogne au moins jusque vers 83-84[5]. Les fortifications de Strasbourg en 1852. Dès 1927, il est prévu d'éloigner la population des frontières en cas de guerre afin que les civils ne gênent pas les manœuvres des troupes. The Fort de Mutzig, also known as Feste Kaiser Wilhelm II, is located near the town of Mutzig, in the Bas-Rhin department of France. À partir de 1887, plus d'une centaine de petits abris destinés à l'infanterie et à l'artillerie ainsi que des lieux de stockage sont implantés sur la ceinture fortifiée. Le talus abrite en son sein une succession de casernes et d'entrepôts pour l'artillerie tournés vers la ville, tous à l'épreuve des bombes en étant placés contre et sous la masse de terre. Les ouvrages situés au plus près du Rhin comportent quant à eux un « fossé d'eau » en raison des affleurements de la nappe phréatique[76]. Il est précédé sur tout son parcours par un fossé inondable doté d'une cunette toujours en eau. Cette entrée permet surtout de faire apprendre au général Uhrich que l'empereur Napoléon III a été fait prisonnier à Sedan et qu'il n'a plus à espérer l'arrivée d'une armée de renfort. Les casernes ont généralement des murs de plus de deux mètres d’épaisseur et une couverture de plusieurs mètres de terre compactée, souvent renforcée après 1900 par une chape de béton d’un à deux mètres d’épaisseur. Langue; Suivre; Modifier; Sous-catégories. On en trouve encore de nos jours, certains qui sont encore debout. Entre 1929 et 1934, des ouvrages défensifs sont démolis sur les fronts nord et sud et le rempart situé derrière le parc de l'Orangerie est rasé. Les Français pour prendre de force Strasbourg sont ainsi contraints de mobiliser lors d'un siège deux corps d'armée[73]. Forte de ses 26 000 habitants (dont 10 000 réfugiés de la guerre de Cent Ans qui résidaient en-dehors des fortifications), Strasbourg était capable de lever une armée de 4500 hommes. La nouvelle section est l'actuelle rue du Fossé-des-Tanneurs. Catégorie:Fortifications de Strasbourg. Les ingénieurs militaires allemands décident de ne conserver que le front méridional depuis le Barrage Vauban jusqu'à la Citadelle incluse[n 9]. Aujourd'hui un espace culturel. En septembre 1681, après une démonstration de force française, Strasbourg cède à la volonté annexionniste de Louis XIV en signant un acte de capitulation. À Saverne, le roi négocie un temps son entrée à Strasbourg mais renonce finalement à cette entreprise craignant de trop grandes complications avec l'empereur Charles Quint. Petit tour chronologique des fortifications encore visibles à Strasbourg. À la fin du XIXe siècle débute la dernière phase de la forteresse de Strasbourg, celle de son déclin au profit de la Feste Kaiser Wilhelm II. )[n 2] et Saint-Nicolas en 1182, la première paroisse à avoir été fondée sur la rive droite de l'İll[16]. Le baron Auguste Pron (préfet du Bas-Rhin depuis 1865), méfiant envers la population alsacienne, ne commence la distribution des fusils aux réservistes de la Garde Nationale Mobile qu'à partir de la défaite de Reichshoffen[65]. Le camp de Strasbourg était délimité par des cours d'eau encore existant et par des fossés qui se laissent encore deviner dans la topographie du centre-ville. Le chef d'état-major prussien, Helmuth von Moltke (1800-1891), en poste de 1854 à 1888, fonde sa stratégie sur une armée offensive de mouvement. Lors de la guerre de Hollande (1672 à 1678), la ville est incapable de refuser aux différents belligérants de traverser le pont du Rhin. Le prix est allé en s'accroissant du fait des progrès techniques de l'artillerie. L’objectif de l’Allemagne était, d'une part, de se protéger contre une attaque française visant à reprendre l’Alsace et la Moselle à l’Empire allemand. Les trois forts situés autour de Kehl (Bose, Kirchbach, Blumenthal) sont toutefois détruits et arasés en 1926[91]. Face aux 30 000 hommes de Joseph de Montclar, Strasbourg ne dispose que d'une modeste garnison de 500 mercenaires, dont une grande partie de malade. La porte est séparée d'une ancienne tour défensive pentagonale par un immeuble d'habitations aménagé à l'endroit de la muraille. Lors du passage de Louis XIV à Strasbourg, Louvois fit descendre tous les canons des remparts et les exposa au regard du roi en les plaçant tous côte à côte sur le glacis de la contrescarpe par où passait le cortège royal[50]. Les forts détachés de la ceinture discontinue sont tournés vers la France et, en cas d'une nouvelle guerre, peuvent servir de tête de pont à l'ennemi allemand. Dans sa dernière partie, le couloir dispose d'une voûte métallique monobloc de cinq mètres de long et de vingt-cinq centimètres d’épaisseur reposant sur deux madriers horizontaux en bois de teck. - 1826 - STR- … L'archéologie a permis de découvrir dix-sept tours semi-circulaires. Les ingénieurs strasbourgeois, dont Christophe Heer, suivirent au fil des années ces recommandations en construisant de nouveaux bastions. En 1865, le niveau supérieur en colombage et couvert d'un toit à deux pans a été remplacé par un étage en briques et en grès et surmonté d'un remblai de terre afin de le faire résister aux tirs de l'artillerie moderne. It is one of the fortifications built by Germany at the end of the 19th century to defend Strasbourg. Après 1870, plusieurs artistes y ont abrité leurs ateliers dont Lothar von Seebach (1853-1930)[27]. Les forts strasbourgeois suivent deux grands différents types selon leur emplacement et la nature du terrain. Deux commissaires aux pleins pouvoirs sont nommés pour faire renforcer le périmètre défensif. Durant la Guerre de Trente Ans, de 1632 à 1634, sur une demande du Magistrat, le général suédois Gustaf Horn prête à Strasbourg l'ingénieur Paul Mörshaüser pour établir un plan d'amélioration et de modernisation. En 1916, les canons 105 mm sur affût à bouclier, des pièces normalement fixes, sont démontés et extraits de leurs batteries puis placés en position de campagne sur le front[89]. En 1840, Antoine Laroche, un simple particulier qui exerce la profession de fondeur-ciseleur, propose une nouvelle enceinte qui aurait à protéger la ville de Strasbourg augmentée au nord jusqu'au village de Schiltigheim et la plaine de Wacken. L'enceinte de Strasbourg se voit privée de sa Citadelle, et de plusieurs de ses portes, les tirs d'artillerie les ayant réduites à néant. Voir aussi Articles connexes. L'archéologue Robert Forrer (1866-1947), sans véritables preuves, le situe sur la Grande Île de Strasbourg (dans la partie occidentale du camp romain du Haut-Empire) mais Koenigshoffen ou la Meinau sont d'autres hypothèses crédibles, à moins qu'il ne s'agisse d'une place militaire disséminée en plusieurs endroits[4]. En Rhénanie, à une myriade de petits États francophiles s'est substituée le grand royaume de Prusse soucieux de réaliser pleinement l'unification politique et militaire de la nation allemande. Le 11 août 1870, les Allemands arrivent devant Strasbourg et dès le 12, la ville est entièrement cernée. Bastion édifié à partir du 16 juillet 1633 et renforcé par Vauban en 1682 pour devenir le Fort-de-Pierre. Plan des enceintes successives de Toulon. Les forts pouvaient en outre appuyer de leurs feux les mouvements des troupes lors des manœuvres à l’extérieur du camp retranché. De retour en Alsace, entre 1573 et 1576, il dressa une carte de la région puis sa renommée d'ingénieur faite, il partit travailler sur les défenses des villes de Ingolstadt et Ulm. L’évolution des fortifications et remparts de Strasbourg Dans la lignée de notre article sur la Citadelle de Strasbourg, parlons à présent des fortifications de la ville. Après la Bataille d'Oberhausbergen du 8 mars 1262, opposant les Strasbourgeois à l'évêque Walter de Géroldseck, le Conseil de la ville est débarrassé de la tutelle épiscopale. billet initial [2016] ici — à l’aide de clichés de détail de meilleure facture. La ville de Strasbourg devient la capitale économique, politique et administrative de cette nouvelle entité allemande et le chef-lieu de la XVe Région militaire prussienne[80]. Lorsque Strasbourg est annexée par la France le 30 septembre 1681, très peu de temps s’écoule avant que ne soient étudiées les fortifications que l’on pourrait y ajouter. La guerre de 1870 avait démontré que les progrès de l'artillerie avaient rendu ces défenses obsolètes. La place fortifiée de Strasbourg constitue une ceinture fortifiée autour de la ville de Strasbourg, en Alsace. Après la Bataille d'Oberhausbergen du 8 mars 1262, opposant les Strasbourgeois à l'évêque Walter de Géroldseck, le Conseil de la ville est débarrassé de la tutelle épiscopale. Les plaques internes et externes sont séparées par une épaisseur de 8 cm d'un mélange de bitume et de limaille de fer.